Kim Lafontaine

Kim Lafontaine

Biographie

Diplômée aux cycles supérieurs arts visuels à l’Université Laval, Kim Lafontaine est une artiste prolifique. Qu’il s’agisse de sculptures performatives, de supports sculpturaux à projection ou de vidéo d’art, c’est par outils d’expressions qu’elle aborde des thèmes humanistes. Lafontaine, étudie la nécessité des mécanismes d’affranchissement tel que la résilience et l’humour. Dès ses premières années de pratique professionnelle, elle attire favorablement l’attention des critiques et des galeristes. Elle est récipiendaire de plusieurs prix et bourses, tel que le prix Silex, le prix Grave et le prix Benjamin-Sulte. Ses œuvres sont exposées (Galerie d’art du Parc, Centre d’Exposition RaymonLasnier, Atelier Silex, Ateliers roulement à billes à Québec). Ses infiltrations bienveillantes (performances artistiques dans l’espace public) participent aux rayonnements des arts en Mauricie et auront colorées les rues de Parie à l’été 2009 (Pavé du Musée Pompidou, Le petit théâtre du 18ème). L’artiste a également œuvrée à divers projet d’art public et d’intégration de l’art à l’architecture et à l’environnement. Elle a séjourné en résidence de création à l’Atelier Silex à Trois-Rivières et à la Maison Saint-Dilon dans le village de Natashquan. Ses œuvres font parties de la collection collégiale de l’Abitibi-Témiscaminque ainsi que de la collection l’Université du Québec à Trois-Rivières.

De plus, l’artiste répond à divers contrat dans son domaine. Elle s’implique auprès d’une coopérative Le 507, qui veille à la démocratisation de l’art. Elle anime aussi des rencontres culturelles à titre de modératrice (Musée des beaux Arts et Musée de la civilisation de Québec). Et, à Natashquan, l’artiste enseignera la photographie et de poésies auprès de la jeunesse des premières nations. À partir des œuvres des enfants, elle publiera, aux Éditons Le Portageur, un premier recueil de poésie et de photographies intitulé : Jaune

Démarche artistique

Qu’il s’agisse de sculptures performatives, de supports sculpturaux à projection, de vidéo d’art et de peinture, c’est par outils d’expressions que j’emprunte, que j’aborde des thèmes humanistes. Le pouls sentimental de mes œuvres dessine poétiquement des états d’âmes en réponse aux crises et agressions au sein d’une culture. Je me penche sur la nécessité des mécanismes d’affranchissement tel que la résilience ou l’humour, des ressources humaines nous rappelant que le pacte humain est encore possible. Des concepts interdépendants comme celui de la valorisation, de la subjectivité et de la liberté, sont également évoqués. Je me questionne d’un point de vue existentiel sur les notions de co-création et de co-influence entre une personne et son environnement. L’ensemble de mon processus de création épouse également le courant essentialiste du geste créateur dans le sens où ce dernier est perçu par nécessité, incorruptible.

Par les possibilités que m’offre le domaine des arts visuels, je veux transcender artistiquement le poids des convenances. Qu’il s’agisse du climat de tristesse issu du conformisme, de l’abnégation existentielle ou de tout ce qui éteint les voix et la nature qui nous entoure, je souhaite offrir des œuvres qui évoquent des ressources émancipatrices à portée de main. Le contexte d’urgence sociale dans lequel j’évolue me permet donc de livrer des créations fortes de sens, à la fois douces et énergisantes. Couleurs vivifiantes, des formes et des courbes rebondissantes, des rencontres entre la matière et le numérique interprètent la tension palpable au sein d’une vulnérabilité collective qui s’inscrit dans un cycle qui alterne entre construction et destruction.

En jouant artistiquement un tour au réel, j’aspire à rendre les contradictions fécondes. Chevaucher l’écart de la dualité, et ce, peut importe l’état de notre espace temps, ce choix m’inspire. Entre les vides et les pleins de l’existence, entre la joie et la souffrance, l’indéfinissable est encore permis, voir souhaitable. Delà, je l’espère, advient un peu plus de liberté dans la liberté.